26/02/2005

Ecrire l'histoire d'une photo

Le jour d’après.
Depuis ce jour, j’erre dans les rues de Paris avec un manque inqualifiable. En fait, je ne me suis pas présentée, je m’appelle Dolorès, j’ai 32 ans, je suis photographe et j’ai perdu ma meilleure amie lors d’un reportage-photo au sud-est de l’Asie. Je marche donc dans les rues de Paris, Paris cette ville magnifique surnommée, à juste titre, « la ville lumière », si calme et si active à la fois. Quand je suis rentrée dans ce café, Le café des Goëlands, j’avoue que si je n’avais pas été au bord de la déshydratation, je n’y serais pas restée.  J’avais l’impression d’être l’intruse, tout le monde avait l’air de bien se connaître. Le barman passait plus de temps à discuter avec les clients qu’à les servir. Je m’assis dans le coin et pris patience avec le serveur, il me regardait du coin de l’œil mais se moquait totalement de savoir si j’avais soif ou si je voulais simplement le regarder travailler ; je sais, je suis journaliste, tout devrait m’intéresser mais un barman fainéant, j’en ai trop l’habitude.  Enfin le barman répondit à un de mes signes et se décida à venir, là encore je serais bien partie mais dans ce coin de Paris, c’était le seul café.
- Bonjour, bon, je lui sers quoi à cette p’tite dame ?
- Hum, un verre de cola, s’il vous plait.
- Avec ou sans glace ?
- Avec glace.
Je voulais lui demander aussi avec du citron mais en imaginant sa réaction, je n’ai pas voulu me faire exclure encore plus.  Je jetai un coup d’œil tout au tour de moi, là encore que des trucs moches et sans intérêt. Sauf cette image accrochée sur le mur qui eut le mérite de m’interpeller. Je pris instinctivement mon appareil photo, comme j’ai l’habitude de le faire dans mon métier. Je trouvais cette fresque intrigante car elle me rappelait quelque chose…Je pris donc mon appareil et fis la photo mais le flash m’a subitement remémoré des moments tragiques de mon éxistence.  Des sortes de flash-backs me revenaient en tête, me rappelant la mort de mon amie et de milliers de personnes : une vague de 15 mètres de haut mais d’une vitesse de plus de 300 km/h faisant, sur son passage, des milliers de morts et n’épargnant ni enfants, ni parents, ni habitations. Heureusement j’ai vu arriver la vague et j’ai pu me mettre à l’abri. 
Entretemps mon cola devait être en cours de fabrication, je pris donc le temps de faire plusieurs photos et d’écrire un petit article sur ce café maudits où les gens semblent être enfermés à tout jamais.  Après avoir bu mon cola sans glaçons, je me décidai à partir avec les souvenirs d’horreur qui revenaient me hanter. Allaient-ils me hanter jusqu'à la fin de mes jours ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que je reviendrais tous les jours dans ce café maudit.
 
-Jérôme et Sadry-, 4è A- à partir de la photo Le café des Goëlands, Dolorès Marat

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Commentaires

cOo0l pas mal du tout les mecs!!;-)

Écrit par : JeReM | 26/02/2005

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