01/03/2005

Ecrire l'histoire d'une photo

12h00, j’allais prendre ma pause déjeuner quand le téléphone sonna.  Je répondis.  A l’autre bout du fil, un homme.
- Allô, bonjour, rédaction du journal Nouvelle France.
- Bonjour, j’aimerais parler à Hélène Lacroix.-
Oui, c’est moi.  Que puis-je faire pour vous ?
- J’ai trouvé vos coordonnées sur un appareil photo retrouvé, il y a peu, dans le métro de Paris.
- Oh oui ! C’est le mien.  Je suis très surprise. Je pensais ne jamais le retrouver. C’est très gentil de m’avoir contactée, quand pourrais-je le récupérer ?
- Vous pouvez passer durant cette semaine aux bureaux de la RATP.  Vous demandez Mr Dumont et je viendrai vous le remettre en main propre.
- Ok, merci. J’essaierai de passer avant la fin de la semaine. A bientôt et encore une fois merci.
En effet, le mardi précédent, Pauline, ma collègue et meilleure amie depuis bientôt 20 ans, et moi devions réaliser un reportage sur le suicide d’un homme qui avait mis fin à ses jours en se jetant, désespéré, sous le métro. Avec pour seule information qu’il était technicien de surface sur cette ligne, nous nous sommes rendues aux bureaux de la RATP dans l’espoir d’obtenir plus de renseignements. Après avoir posé quelques questions à ses collègues, qui ne semblaient pas en savoir davantage à son sujet, nous avons tout de même appris que cet homme s’appelait Jean Hatier et qu’il vivait seul dans un petit appartement au centre de Paris, non loin de la station de métro.  Ensuite, grâce au directeur qui nous donna accès à son dossier personnel, nous pûmes voir sa photo et nous apprîmes qu’il travaillait sur cette ligne depuis bientôt cinq ans.  Etant donné que personne n’était capable de nous renseigner davantage, Pauline et moi avions décidé de prendre quelques photos du lieu du suicide, avant de reprendre le métro jusqu’à la gare de l’Est où un train nous conduirait à Orléans.
Le lendemain, il me fallait développer les photos prises la veille mais je ne retrouvais plus le sac dans lequel se trouvait mon appareil photo.  Nous avons quand même rédigé et publié l’article mais malheureusement sans photo. 
La fin de la semaine approchait et, comme convenu, je me rendis à la RATP pour récupérer mon sac. C’est en développant mes photos dans la chambre noire que je fus sidérée de voir qu’un homme apparaissait sur l’une d’elles alors que personne ne devait s’y trouver.  Cette silhouette paraissait être celle d’un balayeur, le balayeur du métro et c’est là que j’eus une pensée pour Jean Hatier…
 
-Alison et Barbara-, 4è A- à partir de la photo Le balayeur du métro, Dolorès Marat

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