05/03/2005

A la manière des surréalistes...

Exercice réalisé à partir du procédé de "l'écriture automatique".
 
La belle époque c'était Versailles.  J'entends le doux tic-tac de l'horloge et la douceur du soleil.  Elle va rougir la peau de ceux qui sont tout blancs, on n'est même pas heureux en définitive, il y en a qui réfléchissent trop et d'autres pas assez.  Cet affreux paysage morne, froid et triste qui donne envie de pleurer et rend les gens malheureux.  L'amour c'est la musique de la vie qui nous apaise, nous tranquillise.  Mais je sais et le monde le sait.  Elle rythme les heures perdues, gâchées à jamais de ma vie, les heures que l'on me vole.  Tout se ligue contre moi.  On nous fait croire que l'on a le choix.  Comment faire confiance, couler à pic et se noyer.  Rien ne changera.  C'est le grand théâtre de la vie : amusant, divertissant puis triste.  C'est une musique violente.  Les beaux rêves qui donnent de l'espoir en l'avenir.  Sans regret c'est sûr.
 
-Marie, 6è G-
 
 
La vie est pleine de surprises et l'amour nous fait voler à travers les nuages.  Petits coussins blancs dans lesquels on peut voir le visage de celui qu'on aime.  Ils font place au soleil, et à la musique de ton coeur.
C'est l'été.
J'ai envie de crier, je suis heureuse.
Le blanc nous envahit, il fait froid et désert.
C'est l'hiver.
Il me fait souffrir, j'ai envie de partir.
 
-Hélène, 6è G-
 
 
J'essayais de manger le plus vite possible
Sur la plage, quand le soleil séchait les gouttes d'eau qui ruisellent sur mon corps.
Quand j'en avais partout,
ma grand-mère me jetait un seau de pétales de rose en savon, qui moussent et qui fondent, sur la tête.
On me disait que ça faisait grandir
Alors j'allais me coucher dans l'herbe de mon jardin la nuit et je regardais les étoiles qui se rassemblaient et entraient dans la cheminée des maisons de ceux qui ont peur du noir.
Les cheminées, c'est tout noir et ça me donne le cafard,
Je préfère les soupes avec plein de légumes rouges qui réveillent et énervent dans un verre sur le bord de la table de la cuisine envahie par des milliers d'insectes.
 
-Sophie, 6è G-
 
 
Rouge, couleur du sang comme elle peut être la couleur de l'amour.
L'amour peut parfois faire couler le sang.
Je n'aime pas la violence.
Les feuilles des arbres commencent à sortir.
On ira à la mer qui nous portera loin avec ses vagues.
C'est beau l'été.
Hier, il neigeait encore et maintenant, tout est fondu.
Le temps qui passe est parfois long ou court.
 
-Elsa, 6è G-
 

Un chien au clair de lune
Et une goutte de sable est tombée
Il y a des trolls qui se cachent derrière le grand sapin du jardin
Le bruit des oiseaux le matin
Qui se roulent dans la neige
Fait chuchoter les trèfles entre eux
Le soleil est triste quand il doit se coucher
Car il habite un champignon
Mais les étoiles lui font une douce couverture
Et là les morts embêtent les vivants
Alors je passe la porte au fond de ma garde-robe
Je vais dans les nuages
Pour sentir le vent sur ma peau
Et là je suis au pays des rêves.
 
-Elodie, 6è G-
 
 
Différentes voies s'offrent à nous.  Est-ce que nous allons chacun trouver la nôtre, je l'espère.  Chacun partira de son côté vers d'autres horizons.  L'horizon ici se limite au boulevard et à une rangée de bâtiments tous différents qui se nourrissent de la tristesse, ils l'exploitent.  Dire que dans quelques mois nous ne serons plus ici.
 
-Charlotte, 6è G-
 
 
Le doux bruit de la mélancolie des vagues siffle le long des lagunes.  Je l'envie ce goëland naviguant en pleine marée haute malgré les bas résille de cette dame assise sur un banc de sable.  La chouette toute fluette me tend la patte et me fait un sourire sournois.  Entêté que je suis à travers les paroles qui fusent dans l'écorce de mes pensées.  La pince de crabe m'attrape avec vigueur telle une asperge à la sauce aigre-douce.  Une supernova a jailli de mon esprit à la recherche d'un peu d'espoir de vivre.  Cette prune mal lavée me fait faire des choses que je ne suis pas prêt d'oublier de si tard.  L'ouvreur de pizzas m'a dit de lui fournir quelques omelettes cuites au feu de.  Vive la chandeleur !  Préparons nos enfants enduits de poudre de soja à aller remplir leur vessie de porc-et-pic.  Ne pas oublier de fermer notre braguette car des musaraignes peuvent y fouiner sans aucun remord.  Face à moi j'aperçois cette puce toute charmante me demandant de la moule...  Saurai-je l'écouter ?  La glaise est comme un gâteau au chocolat, mi-prune mi-frangipane.
 
-Thibault, 6è G-
 
 
Quand j'étais petit, je me souviens que je voulais devenir grand.  La logique c'est la copine de la raison et quand elles ne sont pas d'accord, je vois le monde adulte.  Comme la société avance mal, on pourrait dire que les 70 années à venir sont déjà foutues.  Maintenant je commence le début de la première partie de la fin de mon enfance.  Mon crayon est comme un tapis-volant et je ne m'arrête que lorsque je me casse la gueule.  Il voudrait redevenir gosse.
 
-Gaëtan, 6è G-
 
 
La lune blanche de lait concentré reflète sur la rivière comme une valse remplie de cafés au lait chocolat.
Je ne veux pas avancer, marcher dans l'herbe fraîche de la rosée du matin.  Mon souffle s'emballe comme une boîte à cadeaux dont les murs se referment mais pas tout de suite de luxe au Georges V.
Il étale sa culture car il en a peu comme la neige où le lapin blanc me fait rire.  Pourtant l'autorité fait bouger le monde qui ne tourne pas rond, ni carré d'ailleurs.  Un carré flottant dans l'air comme une orange entre deux personnes qui font semblant en rouge.  Elle est née comme ça, elle continue mais je lui dis, j'ai du mal, mal au doigts.  C'est un mauvais défaut des fautes de couleur ou d'aiguë sauf le matin avec la magie.
Je ne suis pas un touriste, je suis les mines qui enfument la vie des gens de Bic.
Sur son trône comme dans le livre, le chant des oiseaux se dispersait dans l'air à côté du parking à fleurs avec le grand raté en bronze.
 
-Amandine, 6è G-


NB : illustration Sophie-g.net
 


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