05/03/2005

Ecrire l'histoire d'une photo

Le meurtrier masqué
 
Cher journal, j’ai pris conscience que je n’aurais pas dû tuer ma famille pour de l’argent.  A présent, je ne m’accepte plus, je me voile la face à l’aide de ce masque répugnant que mon père m’avait offert pour mon dixième anniversaire.  Mais j’ai également compris que l’argent et les meurtres sont mes seules passions et que je pourrais tuer pour quelques sous, comme je l’ai fait avec ma famille.  C’est pourquoi, à partir d'aujourd’hui, je passe des annonces anonymes dans un petit journal "toutes boîtes": "tue pour pas cher, les flics j’en fais mon affaire !" Je ne mentionne pas le prix de mes actes car c’est par passion que j’agis.  Et, en plus, on me donne de l’argent. J’ai passé deux semaines sans recevoir un coup de fil et voici deux heures à peine qu’une femme me téléphone pour me demander d’occire son propre mari, le célèbre acteur Charlie Walker. Je lui ai demandé s’il était question d’argent une fois que Charlie Walker aurait été tué.  Elle m’a répondu qu’elle serait prête à payer plus de deux millions de dollars pour voir son mari découpé en morceaux. Alors, j’ai accepté volontiers car avec cet argent, je partirai loin et tenterai de me refaire une vie honnête, me convertir dans la chasse afin de combler mon envie de tuer. Et ainsi je pourrai retirer mon masque.  Je n’ai pas cherché à savoir pourquoi elle désirait le faire passer de vie à trépas. Avant de raccrocher, nous avons convenu d’un rendez-vous pour que j’empoche mon gain.
Nous sommes le trois juin, c’est-à-dire qu’il me reste une dizaine de jours pour préparer une stratégie me permettant d’assassiner la star du grand écran, sans me faire choper par les flics. Je suis allé voir l’hôtel où il va loger.  Il y a une porte à l’arrière, près d’un parking.  Le numéro de sa chambre est le 419.  Je ne peux pas utiliser de revolver, cela ferait trop de bruit !  Je le tuerai donc à la machette.
Nous sommes le treize juin : je quitte mon domicile habillé d’un long manteau noir, le couteau dans le manteau. Le masque sur le visage, je monte dans ma voiture. Je me gare dans le parking de l’hôtel et je rentre. Personne ne fait attention à moi.  Sa chambre se trouve au quatrième étage.  Il ne faut pas prendre l’ascenseur, c’est trop risqué.  Donc je monte les quatre étages à pieds.  Arrivé devant la chambre, je frappe et me fais passer pour le garçon d’étage. Dès qu’il ouvre la porte, je le pousse sur son lit, l’assomme, le ligote et le bâillonne. Quand il se réveille, je lui coupe les bras et les jambes, ensuite, d’un coup très violent, je le décapite. La tête roule sur la moquette, tout est maculé de sang bien rouge. Je me sens bien, je peux enfin partir.  Lorsque je sors, une lumière aveuglante m’éblouit, c’est le flash d’un appareil photo, je m’enfuis vers le parking.
Deux jours plus tard, mes valises sont faites, je suis prêt à aller chercher mon argent quand soudain, la police défonce la porte de mon appartement et m’arrête. Plus tard, j’ai su que la femme de Charlie Walker m’avait trahi ! Tel est pris qui croyait prendre !
 
-Nicolas et Sébastien-, 4è B, d'après la photo Le masque, Dolorès Marat

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