29/05/2005

Le GSM

L’histoire que j’ai vécue paraît folle et pourtant elle s’est réellement passée. Ce n’étaient pas les effets de l’alcool car je n’avais pas bu. C’était un de ces jours où il pleut et où on est d’humeur morose. Une fois de plus, je m’étais disputé avec Carine car je continuais la boisson tous les jours. Avec le recul, je me rends compte que j’aurais dû écouter ma femme. Une fois encore, elle fit ses valises et partit mais je ne m’inquiétais pas car elle revenait toujours.
Je m’installai dans le divan. L’attente me donnait envie de prendre le verre de vin que je m’étais servi quelques minutes plus tôt mais que je m’étais promis de ne pas boire. Non, je n’y toucherais pas même si c’était dur ! Le GSM se mit à sonner… C’était sûrement Carine qui appelait. Je décrochai mais ce devait être une erreur car il n’y avait personne à l’autre bout du fil. La colère me prit et je jetai l’appareil dans le feu. Le temps passait, le verre de vin me narguait mais je tenais bon.
Mon téléphone se remit à sonner. Une petite voix au fond de moi me disait de ne pas aller, que ça ne m’apporterait que des ennuis. En plus, comment se pouvait-il que celui-ci sonne encore alors qu’il était dans le feu ? Obstiné comme j’étais, j’y allai quand même. Ce que je vis me stupéfia, je pris mon GSM dans le feu où il était resté intact et, à ma grande surprise, je ne sentis aucune brûlure. Ce foutu téléphone continuait à sonner. J’essayai de l’éteindre mais ses touches semblaient bloquées. Impossible d’arrêter ce fichu engin. En voyant le vase posé sur la table, j’eus une idée. Si le GSM avait résisté au feu, il ne résisterait sûrement pas à l’eau. J’y mis le GSM mais il continua non seulement de sonner mais en plus, la sonnerie s’était amplifiée. Fou de rage, je le repris, fis le tour de la pièce et mon regard tomba sur une vieille valise où nous rangions les vieux vêtements des enfants à donner aux pauvres. Je l’ouvris, y fourrai le téléphone tout au fond de la valise, la refermai à clef, jetai la valise par la fenêtre et mis la clef sur le collier que je ne quittais jamais. Je n’entendais plus aucun bruit et j’allais pouvoir enfin me reposer. Ce répit ne dura que quelques secondes. Le mobile se remit à sonner, encore plus fort. On l’entendait à présent dans toute la rue. Je n’y tenais plus, il fallait absolument le démolir. J’allai chercher la valise dans le jardin et l’apportai dans le garage. J’essayai d’ouvrir la valise avec la clef mais elle ne rentrait plus dans la serrure. Je pris donc le marteau et fracassai la valise. Plus je frappais sur l’appareil, plus il sonnait fort et je n’avais toujours aucune égratignure. Mais mes efforts restaient vains. Fou de rage, je lançai le marteau en l’air puis… trou noir.
Je me réveillai à l’hôpital. Ma femme était assise à côté de moi, le visage inquiet. Elle me raconta qu’en rentrant après notre dispute, elle m’avait retrouvé en bas des escaliers, inconscient. Quand elle fut sur le point de partir, je lui demandai si elle avait réussi à éteindre le GSM. Elle me regarda bizarrement, me dit que nous n’avions pas de GSM et que je devais me reposer. En partant, elle ajouta qu’elle avait apporté le quotidien. En me penchant pour le prendre, je remarquai quelque chose de lourd qui pendait à mon collier. Je m’aperçus que c’était une clef qui ouvrait une valise… La valise !
 
Nouvelle écrite par Aurélie, Elodie et Mathilde, 5è K

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Commentaires

Hello,
très belle nouvelle !

Tina

Écrit par : tarif climatisation reversible | 15/12/2011

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