12/03/2006

 Texte écrit à partir de "La tête de Méduse", Rubens

Un jour, j’ai reçu l’ordre d’abattre une femme, qui n’en était pas vraiment une, cette horrible femme à la chevelure de serpents portant le nom de Méduse tellement sa laideur était terrifiante.   Je me suis donc muni du bouclier de bronze que m’avait donné Athéna pour accomplir cette mission qu’elle m’avait elle-même confiée. Il m’était interdit de la regarder dans les yeux sous peine de ne plus pouvoir bouger.  Je n’avais encore aucune idée du physique et de l’apparence de cette dénommée Méduse.  Je me rendis donc dans la grotte des trois Grées où j’ai usé de la ruse pour me débarrasser dans trois sœurs.  En effet, j’ai lancé leur seul et unique œil dans la Tritonis.  Les Nymphes m’avaient t remis un casque qui me rendrait invisible, une paire de sandales ailées et une besace dans laquelle je devais mettre la tête de Méduse et Hermès, une épée courbe d’acier très dur.  J’étais enfin prêt à aller affronter et tuer Méduse.   Une fois de plus, je dus utiliser la ruse pour réussir dans ma quête.  En effet, pour éviter de croiser son regard et donc d’être pétrifié, j’ai utilisé mon bouclier.  Enfin, je n’avais plus qu’à la décapiter comme me l’avait demandé Athéna.  Ce que disaient les légendes sur Méduse était vrai.  Sa laideur était à la limite du possible et sa chevelure n’était que reptiles qui s’entremêlaient.   Je m’empressai de mettre sa tête dans la besace et de m’en aller de cet endroit qui me donnait froid dans le dos.   J’ai heureusement pu tromper les sœurs de Méduse en me rendant invisible.  Maintenant, chaque fois que je revois la peinture de sa tête qu’a fait le peintre de mon village, je repense à tout ce qu’il s’est passé, les trois sœurs, les Gorgones et autres monstres plus horribles les uns que les autres.  J’ai toujours autant de mal à regarder sa monstrueuse tête.  Tous les serpents et autres reptiles dont sa chevelure était composée et qui essayent de partir vers la lumière, tenteraient-ils d’échapper à une telle laideur ou bien simplement de vivre enfin libres ?   Et ce regard de Méduse.  Qu’exprime-t-il ?  Aurait-elle eu peur d’elle en se voyant ?  Quelque chose l’aurait-elle effrayée ?  Mais ceci est une autre histoire…

[Martin Q, 4è E]

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