02/04/2006

Texte écrit à partir de "Oedipe et le Sphinx", J. A. D. Ingres

Lors d’une visite organisée par l’Académie des Beaux-Arts, je me suis retrouvé devant cette œuvre de Ingres exposée au musée de Montauban et je me suis alors demandé ce que j’aurais fait à la place d’Œdipe. Afin de vivre au mieux ce passage de la vie de cet homme au destin tragique, je me suis resitué dans le contexte mythologique de ce que j’avais lu dans un de mes livres et décide de faire comme si j’étais lui. Je m’imagine : je suis un jeune homme d’une vingtaine d’années, j’ai décidé de fuir mon foyer afin d’éviter le destin funeste qui était réservé à ceux qui sont pour moi mes vrais parents. Je viens de tuer un homme qui me refusait le passage et me voici face à cette créature mi-femme, mi-lion avec des ailes sur le dos et qui dévore quiconque tente de rentrer ou sortir de Thèbes sans répondre correctement à son énigme. Me voilà donc devant le Sphinx qui me pose son énigme : - " Quel animal marche sur quatre pattes le matin, deux le midi et trois le soir ? ". Je commence alors à réfléchir à la réponse et voilà qu’elle m’apparaît évidente mais je me lance finalement sans conviction et lui réponds :     - " l’homme car le matin de sa vie il marche sur quatre pattes en étant bébé, le midi il marche sur ses deux jambes et le soir s’aide d’une canne pour marcher ".    Après que j’eus répondu à l’énigme, le Sphinx se jeta dans le vide fou de rage et ivre de colère. En rentrant dans la ville je fus accueilli en héros en ne sachant pas pourquoi au début mais par la suite j’ai découvert que celui qui tuerait le Sphinx pourrait épouser la reine Jocaste en récompense. Voila où je m’arrête parce que j’ai peur de la suite de ce que je vais vivre mais cette toile m’a permis par sa couleur de ressentir Œdipe au plus profond de mon être. Je me dis que l’artiste qui a peint cette œuvre devait être au sommet de son talent car ce qu’il a réussi au point de vue artistique est un exploit pour son époque comparé au " standard " que l’on lui a enseigné. Je veux suivre ses pas, suivre ses traces, devenir un héros de cet art si beau, je veux que quand on entendra mon nom tout le monde sache de qui l’on parle, que mes toiles parlent aux autres avec autant de force, qu’elles provoquent des émotions ou des rêves et qu’à leur tour, elles suscitent chez eux le désir de se dépasser. Mon professeur m’a interpellé, je crois que j’ai rêvé à voix haute et sans m’en rendre compte. La visite était finie en me laissant rêveur...

[Matthieu, 4è E]

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Commentaires

Oedipe? connait pas... Et bien mon cher Matthieu... Tu a le privilège de faire en classe ce que j'aime faire de ma vie, c'est à dire rêver à voix haute.... Je tient a préciser (pour madame...) que ce n'est pas le même que "dormir debout" (elle comprendra...)

C'est interessant de voir comment il exprime son besoin d'existence par rapport à la toile > " je veux quand on entendra mon nom tout le monde sache de qui l'on parle", exister est une des choses les plus "bizarre" de l'existence (qui elle est une des choses les plus bizarre de la vie >> qui elle même est bizarre... enfait la a fin on va croire que c'est Apou qui est bizarre).

Comme dit notre ami Matthieu, ca doit être explosif de savoir que sa toile traverse les siècle, savoir qu'on reste en vie dans l'esprit des gens plusieurs centaines d'années plus tard... C'est là toute mon interrogation, comment peut-on exister si l'on a aucune relation avec les autres, ce qui voudrait dire que "exister" ca se fait par rapport aux autres? donc que les personnes célèbres sont immortelles? A prendre selon le contexte, mais surtout... A réflèchir...

Apou

Écrit par : Apou | 13/04/2006

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